Tous les articles par staillo

ADAUQAC - Agent de liaison

Du savoir-faire UQAC dans la bouteille !

portrait-webDiplômé au baccalauréat en administration et étudiant à la maîtrise en gestion des organisations de l’UQAC, Jean-Philippe Bouchard lance officiellement le premier produit la distillerie du Fjord; le Km12, un gin unique aux arômes inspirés des richesses de la forêt boréale.

Cette première bouteille, sur laquelle il travaille avec son père et son frère depuis 2 ans, est maintenant disponible en succursales de la SAQ et fait déjà beaucoup parler.

Pour vous, diplômés et amateurs de spiritueux, nous sommes allés visiter la distillerie artisanale de Jean-Philippe Bouchard, située au pied des Monts-Valin, pour rencontrer ce jeune diplômé.

Jean-Philippe, merci de nous recevoir dans votre distillerie. La légère odeur d’épices et de sapin que l’on peut encore sentir ici ne ment pas, ces derniers mois ont dû être assez épuisants, autant pour toi que pour tes alambics !

Effectivement ! Lorsque tu démarres une entreprise, particulièrement une distillerie, tu ne dois pas compter les heures. Beaucoup de travail, mais quand c’est la passion qui te motive, on ne compte pas les heures! 4 800 bouteilles, c’est ce que nous avons livré à la SAQ dans les dernières semaines et nous en sommes très fiers.

Pour l’odeur qui est restée imprégnée dans le bâtiment, on l’a doit à notre gin, le Km12. On s’est inspiré de notre environnement pour développer notre premier produit. Les épices boréales sont cueillies à la main dans l’environnement même de la distillerie et l’eau, c’est au kilomètre 12 du chemin des monts qu’on va la chercher parce qu’elle est d’une pureté incroyable !

myrique

Avoir ton gin sur les tablettes de la SAQ est l’aboutissement de plusieurs mois de travail. Je suis curieux de connaître d’où l’idée vous est venue d’ouvrir une distillerie artisanale, mais aussi de connaître tout le chemin qui a été fait pour en arriver là !

À la base, on est des « tripeux » !  Mon frère et moi on a toujours aimé ça faire ce genre de projet et en plus, on est des fans de gin. Un jour, je tombe sur une vieille boîte d’équipements de chimie et je lui lance : «Ben ! On se fait du gin !»

On est parti avec cette idée et on a commencé à s’amuser dans cet univers-là. Notre père nous voyait aller et un jour il nous a raconté une partie de l’histoire familiale qui était tenue secrète. Nous étions la 5e génération de la famille à s’intéresser à la distillation et il nous a sorti la vieille « casserole » de notre arrière-grand-père.

J’ai réalisé le plan d’affaires de l’entreprise dans le cadre de mon cours en entrepreneuriat à la maitrise en gestion des organisations et j’ai pu peaufiner la planification du projet dans un contexte académique. Nous sommes d’ailleurs encore très proches du centre d’entrepreneuriat de l’UQAC qui nous supporte beaucoup dans la réalisation du projet.

En mars 2016, nous sommes allés, mon père, mon frère et moi, à Kelowna, en Colombie-Britannique pour suivre une formation de maître-distillateur. Nous avons ensuite commencé les démarches de permis de distillerie auprès de la Régie des Alcools des courses et des jeux (RACJ). Nous avons officiellement reçu notre permis au mois de novembre qui suivait. Nous avons pris l’hiver pour finaliser notre produit et nous voilà maintenant, plusieurs mois plus tard, sur les tablettes de la société d’État.

Dans toute cette aventure, tu t’es entouré de plusieurs personnes autant de ta famille que de professionnels pour t’épauler. Comme il n’y avait aucune distillerie dans la région avant votre arrivée, est-ce que les ressources ont été difficiles à trouver ?

Tu mets le doigt sur un excellent point ! Nous avons dû apprendre sur le tas comme on dit. Nous avions reçu une bonne formation, mais nous avions surtout une équipe solide. Mon frère est chimiste, mon père est ingénieur et j’ai un peu l’âme entrepreneuriale.

Nous nous sommes ensuite entourés de différents professionnels pour plusieurs aspects de l’entreprise comme un designer graphique et une comptable par exemple. Il y a également de nombreux organismes de développement économique comme la MRC et la Table agroalimentaire qui nous supportent. C’est important de bien s’entourer en affaires. Seul, il serait impossible de pouvoir y arriver.

Nous avons également travaillé avec Fabien Girard, un biologiste spécialiste des herbes boréales pour l’élaboration de la recette et il se trouve que Fabien aussi est diplômé de l’UQAC, en biologie.

Dernièrement, nous avons engagé notre premier employé. Il s’agit d’un des étudiants de la première cohorte de l’AEC en technique de production brassicole au cégep de Jonquière. Nous sommes très heureux de pouvoir compter sur lui pour nous aider au niveau de la production.

Je ne pourrais pas passer sous silence l’accueil chaleureux de la municipalité de St-David-de-Falardeau. C’était très important pour nous de nous implanter ici dans la région puisque nous sommes proches de nos ressources, mais aussi parce que plusieurs personnes et organismes ont à cœur le développement local.

Je crois que pour se lancer en affaires, il suffit d’avoir un peu d’audace, une bonne planification, une bonne lecture du marché et finalement une bonne équipe. C’est selon moi l’équation idéale pour un bon projet d’affaires et nous avons réussi à réunir tout cela ici dans notre patelin.

C’est donc un produit utilisant le meilleur de nos ressources régionales, autant pour les ingrédients que pour les savoir-faire. J’ai appris que le Km12 a non seulement été récompensé au gala de l’industrie agroalimentaire Saguenay Lac-Saint-Jean avec un coup de cœur unanime du jury, mais vous avez aussi eu une belle surprise en remportant la médaille d’or parmi 256 gins de partout dans le monde lors du San Francisco World Spirits Competition. J’arrive à peine à m’imaginer l’euphorie qui doit accompagner une telle nouvelle, vous attendiez-vous à avoir autant de succès ?

C’était une surprise au-delà de nos attentes ! J’étais à San Francisco pendant le week-end de la compétition. J’avais pris des vacances avec ma blonde et nous nous étions organisés pour être sur place pendant le concours. Le plus drôle c’est qu’il s’agit d’un évènement privé. Nous avions contacté l’organisation pour pouvoir y assister, mais malheureusement c’était impossible. Je suis rentré à la maison le dimanche et le lundi matin, je m’installe devant Salut Bonjour avec un café et je reçois un courriel disant : « Congratulations ! Gin Boreal Km12 received a gold medal ! »

C’est comme la cerise sur le sundae! Les gens de notre entourage nous le disaient, « Ah maudit qu’il est bon votre gin ! » Mais de parfaits inconnus, des gens qui ne doivent même pas savoir c’est où le Saguenay Lac-Saint-Jean, qui remette une médaille d’or à ton produit. C’est le summum de la satisfaction. C’est avec un produit de calibre international qu’on va maintenant essayer de faire notre place sur les tablettes et ce, à travers les produits des multinationales ! C’est un solide coup de pouce et nous en sommes très heureux.

Quelques semaines plus tard, les résultats devenaient publics. Nous avons alors vu avec qui nous étions en compétition.

On s’est fait un « High Five » parce que lors du dévoilement des résultats, la distillerie ou nous avions fait notre formation avait gagné une médaille d’argent ! C’est un sentiment de satisfaction indescriptible !

Chaque bouteille porte donc fièrement un médaillon de la compétition de couleur or pour nous rappeler que notre produit, il est très bon et ce n’est pas seulement nous qui le disons.

portrait4_lr

Maintenant que la commande est livrée à la SAQ et que les concours sont passés, qu’est-ce que l’avenir réserve à la Distillerie du Fjord ?

On vient de mettre le bébé au monde ! Nous en sommes à peaufiner l’ensemble de notre chaine de production pour pouvoir répondre à la demande. Nous allons mettre en place notre plan marketing afin de nous faire connaître à la grandeur de la province. C’est maintenant que le plaisir commence !

Nous n’avons toutefois pas arrêté le processus de recherche et développement. Nous travaillons actuellement sur des prototypes notamment eaux-de-vie, liqueurs et d’autres recettes de gin. Mes chums me demandent de faire du rhum ! On va voir ce que l’avenir nous réserve.

À compter du printemps 2018 nous pourrons normalement accueillir les gens à la distillerie. Nous allons donc nous assurer d’offrir une expérience à la hauteur des attentes. Nous commençons déjà nos discussions avec nos partenaires pour faire quelque chose qui vaudra le détour.

L’exportation est également quelque chose que nous avons hâte d’essayer. Mon rêve est d’envoyer un jour une palette de notre gin boréal Km12 à destination du Japon et, je l’espère, partir avec la commande.

Je fais donc un toast à la santé de la Distillerie du Fjord! Merci Jean-Philippe de nous avoir fait connaître ton histoire et nous vous souhaitons la meilleure des chances pour la suite ! Pour terminer, fidèle à la tradition, j’aimerais connaître un de tes plus beaux souvenirs de tes années à l’UQAC.

Je répondrai rapidement les frites épicées de la Cafétéria Haha ! Plus sérieusement, mes deux années derrière le BarUqac ont été mémorables. Je me suis fait de nombreux amis et j’ai sincèrement profité au maximum de mes années au Baccalauréat. Aujourd’hui étudiant à la maîtrise, j’apprécie beaucoup m’entretenir avec les professeurs puisque je peux maintenant appliquer des concepts théoriques à ma réalité d’entrepreneur et partager sur mes défis quotidiens. I Je suppose qu’on s’assagit avec le temps. 😉

J’ajouterais que ma relation avec le CEE-UQAC est également très précieuse. En 2010, j’ai ouvert un Bar à St-Gédéon au Lac-Saint-Jean. Le CEE-UQAC m’avait donné un bon coup de main. Aujourd’hui encore, j’entretiens une relation étroite avec cette équipe puisqu’ils sont un partenaire important pour nous avec la distillerie.

Je suis très fier d’être un diplômé de l’Université du Québec À Chicoutimi. Maintenant, quand nous irons à la SAQ, un peu partout au Québec, nous verrons sur les tablettes un produit fièrement distillé ici au Saguenay Lac-Saint-Jean.
img_6495

Texte et photos de Samuel Taillon

Vous aimeriez nous faire connaître la réalisation d’un(e) diplômé(e) de notre université ou de vous-même ? Communiquez avec nous à samuel1.taillon@uqac.ca pour nous en faire part. Peut-être serez-vous notre prochain portrait de diplômé.

 

Salon de l’emploi 2016

L’Association des diplômés de l’UQAC (ADUQAC) est fière d’inviter les étudiant(e)s, les diplômé(e)s ainsi que l’ensemble de la population du Saguenay-Lac-Saint-Jean à sa 2e édition du Salon de l’Emploi qui aura lieu le 16 novembre prochain de 9 h à 15 h au centre social de l’UQAC.

Coprésidence d’honneur 2016

L’ADUQAC tient à remercier deux hommes d’affaires bien connus dans la région, M. Keyven Ferland, PDG de la Web Shop et M. François Gagné, président et directeur des ressources humaines et au développement des affaires chez Métatube, qui assureront la coprésidence d’honneur de cet événement. Vous aurez la chance d’en apprendre davantage sur leurs parcours professionnels inspirant lors d’un dîner-causerie de midi à 13 h à l’Auditorium de l’UQAC (P0-5000).

Partenaire majeur

Nous remercions également le partenaire principal de ce salon, la Financière Sun Life, qui rend cette journée possible et nous permet d’offrir différentes activités gratuites.

FSL-F-C

Une journée à ne pas manquer pour prendre son avenir en main

45 entreprises à la recherche de personnel ou offrant des stages aux finissant(e)s présents par le biais de kiosques seront présentes au centre social du Pavillon principal de l’UQAC.  Lors de cette journée, et par l’entremise des employeurs présents, vous aurez la chance de vous informer sur différents domaines professionnels tels que : l’administration, l’ingénierie et la santé. Nous vous réservons aussi quelques surprises avec la présence de nouveaux kiosques. Consultez à la liste des entreprises participantes

Le Salon de l’emploi de l’UQAC édition 2016 vous propose en plus différentes conférences tout au long de la journée ainsi qu’une activité de réseautage dès 16 h !

Une mine d’or d’informations pertinentes afin de vous outiller et de mettre toutes les chances de votre côté pour votre recherche d’emploi. Consultez l’horaire de la journée pour les détails.

Se préparer au Salon

Afin d’optimiser votre passage à notre salon, l’ADUQAC vous propose différents articles sur les bonnes pratiques à utiliser lors de la recherche d’un emploi. Consultez notre section « Comment se préparer au salon » pour être fin prêt le 16 novembre prochain.

Salon de thé des affaires

GRAFweb_SalonThé-TransparentA16-01Pour clore le salon de l’emploi, les étudiants en administration et en sciences comptables organiseront la deuxième édition du Salon de thé des affaires, une activité de réseautage à ne pas manquer et qui se déroulera de 16 h à 18 h dans la salle Le Fjord du Saguenay de l’hôtel la Saguenéenne.  L’ADUQAC est fière de soutenir l’implication des étudiants et de s’associer à cette organisation qui sera sans doute un succès.

Nouveauté : Kiosque Place à l’innovation de nos diplômés

Nous ajoutons cette année un espace au Salon dédié à la réussite et à l’innovation de nos diplômés. Pour cette première année, nous aurons la chance ce vous présenter le Moulin à Cie, un projet de Claudia Bélanger et Paul-Henri Callens, tous deux diplômés de l’UQAC. Nous vous invitons à lire l’article à leur sujet dans notre section Nouvelles de nos diplômés.

Gens des entreprises, réservez votre place !

Votre entreprise est à la recherche de personnel et vous aimeriez participer à notre salon ? N’hésitez pas à nous joindre, il reste quelques places encore disponibles.

Archives du Salon de l’emploi 2015.

DOCsite_SalonDelemploiE15

 

PhytoChemia, trois collègues de classe devenus associés

Grâce aux rencontres qui s’y font, aux nouvelles connaissances qu’on y acquiert et au soutien entrepreneurial qu’on y trouve, l’UQAC est un terreau fertile où germent chaque année les idées innovantes.  Une fois le diplôme en main, il arrive que les diplômés de notre université concrétisent ces idées d’affaires en projets d’entreprises se démarquant sur la scène régionale, nationale et parfois même internationale

banner

C’est le cas du Laboratoire PhytoChemia, fondé en 2013 par Hubert Marceau, Laurie Caron et Alexis St-Gelais, 3 diplômés de l’UQAC au baccalauréat en chimie des produits naturels. Leur entreprise s’est rapidement positionnée comme leader dans l’analyse chimique de produits naturel et fait partie des rares entreprises de la province certifiée par Santé Canada pour effectuer le contrôle de la qualité du cannabis médical et du chanvre industriel. Récipiendaire de nombreux prix et vivant une croissance marquée par l’arrivée de plusieurs nouveaux membres à leur équipe, l’avenir s’annonce florissant pour PhytoChemia!

Samuel Taillon, agent de liaison de l’ADUQAC s’est entretenu avec Hubert Marceau, directeur du développement, cofondateur du Laboratoire PhytoChemia et diplômé de l’UQAC pour en apprendre davantage sur leur histoire.


Monsieur Marceau, merci de participer à  ce portrait de diplômé. Je commencerais cet entretien avec une question qui me brûle les lèvres chaque fois que je discute avec un entrepreneur qui a établi son entreprise : à quel moment vous est venue l’idée de vous lancer en affaire ?

Après avoir discuté entre nous, nous nous sommes rendu compte que nous avions tous des intérêts dans l’entrepreneuriat. Nous avions chacun des raisons différentes, mais nous avions tous le point commun que nous voulions être nos propres patrons. Après en avoir discuté autour d’une table au Baruqac, nous avons décidé de nous lancer, tout simplement, un peu sur un coup de tête. Nous avons donc pris rendez-vous avec le CEE-UQAC, ç’a été notre première action en tant qu’entrepreneur. Par la suite, nous avons cherché des idées pour finalement arriver où nous en sommes présentement.

Quand je m’imagine un laboratoire d’analyse chimique des produits naturels, je pense à un groupe de scientifiques en sarrau, concentré à dissoudre des pétales dans différentes éprouvettes en prenant sérieusement des notes dans un petit calepin. Suis-je assez près de la réalité ou y a-t-il des aspects méconnus du métier de chimiste ?

En fait, à l’exception d’Alexis, nous ne sommes pas dans le laboratoire. Laurie fait beaucoup plus d’administration, la facturation, la tenue de livres et les prévisions budgétaires. Pour ma part, je fais surtout de la relation client et du développement de produits. Nous avons des forces très différentes, mais nous parlons le même langage, alors nous approchons les problèmes avec des angles très variés.

Votre entreprise a fait parler d’elle à mainte reprise ces derniers mois, entre autres pour votre prix au Gala du mérite économique organisé par La Chambre de commerce et d’industrie Saguenay-Le fjord, après avoir été nommé Gagnant national jeunes Entreprises du Prix Desjardins Entrepreneurs, mais aussi dans le magazine URBANIA dans un numéro spécial sur les jeunes entrepreneurs au Québec. Espériez-vous susciter un tel intérêt à l’extérieur du milieu scientifique ?

En fait non, nous ne nous attendions pas à une si belle réception. Expliquer ce que l’on fait à des gens qui ne sont pas en science et qui, dans certains cas,  sont même un peu rébarbatifs, c’est toujours un défi ! On ne se cachera pas que les professions en science fondamentale sont souvent confinées à leur propre environnement alors c’est toujours agréable par la suite de voir que nous sommes capables de susciter de l’intérêt.

PhytoChemia est en pleine expansion à l’extérieur du Canada, notamment aux États-Unis et en Europe. Comment vous y prenez-vous pour faire rayonner votre laboratoire, situé à Jonquière, sur la scène internationale ?

Les réseaux sociaux. Facebook, Instagram, Snapchat, Linkedin, nous tentons d’en utiliser le plus possible. Nous tentons de démontrer ce que nous sommes capables de faire en offrant de l’information aux gens. Nous approchons directement les clients de nos clients, ce faisant nous gagnons en réputation auprès de la population et notre marque devient un gage de qualité et de confiance. Cette stratégie marketing n’est pas courante dans l’univers des laboratoires, mais nous étions en mesure de l’appliquer, car nous visons des marchés de niche où les gens cherchent à comprendre.

Pourquoi avez-vous choisi la région pour établir votre  entreprise ?

Je ne vois pas pourquoi nous serions allés ailleurs. Nous habitons ici et nous avons tout ce qu’il nous faut dans la région. Accessoirement, c’est un point qui nous démarque même des autres laboratoires. Avec les moyens de communication actuels et les compagnies de courrier, les distances sont beaucoup plus relatives qu’avant.

En parcourant votre blog, je me suis aperçu que certains de vos billets permettent de partager de la connaissance sur vos découvertes avec d’autres laboratoires. Ceci m’a surpris puisque vous êtes un laboratoire privé et qu’il s’agit d’expertise qui pourrait vous donner un avantage concurentiel.  Mais cela m’a aussi rappelé les logiciels Open Source en informatique où le code peut être revu, utilisé et amélioré par qui le veut bien. Y a-t-il une dynamique semblable à l’Open Source établi entre les laboratoires privés ?

Relativement peu, mais il faut savoir que beaucoup de laboratoires privés utilisent des méthodes universelles, je pense, entre autres, aux laboratoires environnementaux qui doivent appliquer des protocoles déjà établis et où innover est plus complexe. Notre marché et nos méthodes de travail nous permettent d’innover et le partage de connaissance est en même temps une façon de faire connaître nos capacités. Je ne cacherai pas que nous sommes peut-être parmi les seules à diffuser aussi gratuitement certaines de nos découvertes, mais d’un autre côté, ce que nous diffusons reste une très petite partie de ce que nous faisons. Nous ne considérons pas que de garder pour nous ce genre de données nous donnerait un avantage concurrentiel suffisamment notable pour en priver la communauté.

Merci Hubert d’avoir pris le temps de répondre à nos questions et nous vous souhaitons bon succès pour l’avenir !