Tous les articles par staillo

ADAUQAC - Agent de liaison

Isabelle Emond, diplômée de l’UQAC et entrepreneure nomade.

Avec les nouvelles technologies de communications, la mondialisation et les espaces de travail partagés que l’on retrouve maintenant un peu partout sur le globe (même à Saguenay), nous assistons depuis quelques années à l’émergence d’un nouveau style de vie ; celui du travailleur nomade.

175-portrait-originale-isabelle_emond_lr

C’est le style de vie qu’a adopté Isabelle Emond, diplômée de l’UQAC en 2002 au Baccalauréat interdisciplinaire en arts et en 2009 à la maîtrise en administration des affaires (MBA Cadre). Depuis maintenant 6 mois, elle a troqué l’espace de bureau traditionnel pour les magnifiques paysages de la côte est Américaine qu’elle parcourt à bord de son VR.

Samuel Taillon, agent de liaison à l’ADUQAC s’est entretenue avec cette diplômée qui travaille maintenant à son compte comme consultante marketing et gestionnaire de projets Web.

Isabelle, premièrement merci de satisfaire ma curiosité et probablement celle de plusieurs autres diplômés de notre université en nous parlant de la réalité du travail nomade. La première question que plusieurs doivent se demander ; qu’est-ce qui t’a poussé à choisir ce style de vie ?

Très honnêtement, l’idée n’est pas venue de moi, mais de mon copain! Je n’étais pas si convaincue que ça me conviendrait comme modèle. J’avais peur de perdre des opportunités d’affaires ou de devoir mettre mon confort en deuxième plan, alors qu’il n’en est rien.  On pourrait donc dire que c’est lui qui m’a poussé et que maintenant c’est moi qui réclame ce style de vie.

Je suis abonné à ton compte Instagram depuis quelques semaines et, avouons-le, c’est un style de vie qui fait rêver ! Crois-tu que le nomadisme professionnel est à la portée de tous ?

Premièrement, merci de me suivre. J’hésite… c’est sûr que je ne peux pas répondre pour les autres, mais ce que je peux garantir, c’est plus accessible qu’on se l’imagine. Par contre, il faut savoir que c’est un défi pour le développement de nouveaux comptes. On revient au Québec après chaque grand déplacement et c’est souvent dans ces moments que j’entame les démarches pour décrocher de nouveaux contrats. Je crois que le plus gros défi se trouve dans la première impression, qu’il me semble impossible de projeter à distance. C’est essentiel de créer un bon contact avec ses nouveaux clients, qui veulent d’abord qu’on s’assoie ensemble pour parler de leurs projets  – et c’est tout à fait compréhensible.

Il faut être passionnée et discipliné. Ça aide grandement d’avoir des relations bien établies avec ses clients et ses partenaires. Dans mon cas, avec une maîtrise en poche et mon bagage en agence, je me suis sentie bien outillée pour démarrer mon entreprise et opter pour ce style de vie. Donc, oui ça prend une certaine expérience professionnelle pour naviguer dans des contextes en mouvement, mais ce n’est pas impossible.

Par ailleurs, en cas de nécessité, il faut être prêt à prendre l’avion pour un rendez-vous important!  Je ne mettrai jamais un projet en péril au détriment de mon choix de style de vie.

Au-delà du sable un peu trop chaud et de quelques coups de soleil, que trouves-tu le plus difficile à travailler de manière nomade comme tu le fais ? Est-ce que parfois le travail, disons « de bureau », te manque ?

Le travail de bureau, non. Par contre, je trouve ça « challengeant » de travailler dans des contextes en mouvement ou de côtoyer des personnes qui, souvent, sont en vacances. J’ai donc appris à me concentrer et à me créer ma petite bulle.  On me trouve peut-être parfois indépendante ou moins disponible (à tort !), car je dois me retirer et faire quelques heures devant l’écran alors qu’il y a du vent et une température magnifique!

Être entrepreneure m’a donné la possibilité et la liberté de choisir de qui je voulais m’entourer, en affaires, mais aussi dans la vie. Mon travail me permet de faire de fabuleuses rencontres avec des gens talentueux et créatifs ; des professionnels qui partagent avec moi de nombreuses valeurs et affinités. C’est d’ailleurs selon ces critères que je sélectionne les gens avec qui je ferai équipe. C’est un des nombreux plus de travailler à son compte, auquel on n’a pas toujours accès quand on fait du travail « de bureau ».

Tu travailles à ton compte comme consultante marketing et gestionnaire de projets Web. En plus des avantages personnels que te procure le travail nomade, y a-t-il des avantages professionnels ?

À mon avis, l’un ne va pas sans l’autre. De plus en plus, j’accorde une grande part de « personnel » dans le « professionnel », dans le sens où je prends mes décisions d’affaires en fonction de mes loisirs et de mes intérêts. Les nouvelles rencontres d’affaires ou de partenaires ou de collaborateurs sont de plus en plus orientées vers le sport et le voyage, par exemple. Les sports que je pratique me permettent de vivre dans des contextes en adéquation avec mes valeurs et mes préférences. Je me crée des opportunités en fonction de ce que j’aime et j’ai donc plus de chance de me développer dans ce sens.

Pour tous les diplômés qui aimeraient eux aussi adopter le nomadisme professionnel, quels conseils aimerais-tu leur donner ?

Parfois, le nomadisme professionnel est véritablement contradictoire. Il y a des journées où on se laisse emporter par la vague – littéralement. Il peut être facile de se laisser croire qu’on est en vacances tous les jours. Avec le temps, on finit par éviter de tomber dans ce piège. Par contre, il y a des moments où on n’arrive pas à décrocher. Il faut donc penser à des solutions pour mettre ça à OFF!

Discipline, autonomie et passion pour le métier sont des qualités incontournables pour relever les défis que présente le nomadisme professionnel. Il faut également avoir un grand intérêt pour la découverte et les contextes changeants.

Un dernier petit conseil : avant le départ, faites la liste des valeurs et priorités qui, à vos yeux, ne doivent pas changer sous aucun prétexte, et ce même à distance. C’est ce qui permet de garantir et de maintenir les critères de qualité de vie (et de service client) que vous vous serez préalablement fixés.

Quel est le plus beau souvenir que tu conserves de tes années à l’UQAC ?

Les amitiés que j’ai développées pendant le MBA. Les échanges que j’avais avec mes collègues du MBA. Étonnamment, je m’ennuie des sprints d’études pour  la synergie et l’énergie créée par le travail d’équipe. J’ai eu l’occasion de discuter de problématiques vécues et de trouver des solutions grâce à l’aide de mes pairs. C’est ce qui est bien du MBA, il est basé sur la collaboration, la participation et l’échange d’expériences. C’est précisément de cet aspect que je m’ennuie le plus, mais c’est également celui qui m’a permis de grandir professionnellement. Je fais encore fréquemment usage des aptitudes relationnelles que j’ai développées au courant de mon MBA.

Nous avons appris que tu étais une adepte d’activités nautiques comme le kitesurf et l’aviron, alors voici, pour finir, notre question dilemme : Préférerais-tu un emploi sédentaire près de l’océan ou un emploi nomade principalement à l’intérieur des terres ?

J’aime beaucoup ta question ! Je suis nomade pour le kitesurf ! Alors, je répondrais un emploi sédentaire près de l’océan. J’aurais beaucoup de difficulté à ne pas être près d’un point d’eau. Ça toujours été ainsi ; j’ai été élevé sur le bord d’un lac (le Lac Clair) et mon père m’a initié à la planche à voile dès mon plus jeune âge. Aujourd’hui, c’est le désir de découverte qui est très présent et c’est tellement plus facile en contexte de déplacement. Par contre, c’est sûr que je continuerais d’être travailleuse autonome, avec le choix d’horaires, de clients et de partenaires que cela implique, et ce peu importe les paramètres qui dictent mon emplacement.

Merci beaucoup Isabelle

Merci pour cette entrevue, c’était très agréable d’y répondre !

En terminant, je dirais que ce nouveau mode de vie m’a prouvé qu’il est pleinement possible de choisir son propre modèle d’affaires et donc d’emprunter un parcours professionnel qui nous ressemble. Il faut simplement savoir exploiter au maximum sa formation académique et oser entreprendre ! Le nomadisme professionnel est non seulement mon nouveau mode de vie, mais il fait désormais partie intégrante de mon développement d’affaires. J’adore m’accomplir et pouvoir travailler indépendamment de l’emplacement physique ! C’est quelque chose que je recommande à tous !

 

Soirée des diplômés 2017 – Des finissants comblés!

le Jeudi 27 avril se déroulait la 3e édition de la Soirée des Diplômés, une activité organisée par l’ADUQAC afin de souhaiter la bienvenue à nos nouveaux membres, les finissants 2017 de l’UQAC!

Cette activité fut encore cette année un grand succès, 100 diplômés étaient présents pour fêter ensemble l’obtention du diplôme tant attendu.

En plus de profiter de cette soirée pour se remémorer les beaux moments passés ensemble à l’UQAC, ces diplômés ont été bien gâtés par les partenaires de notre événement. En plus des 2000 $ en prix de présence distribués au cours de la soirée, chaque finissant est reparti avec un sac rempli de cadeaux de tout genre!

L’ADUQAC souhaite remercier tous ces partenaires, Cegertec, Gagnon Frères, La Capitale, Jeune chambre de commerce et d’industrie Saguenay-Le Fjord, Pro De La Copie (Les), L Traduction et Rédaction Saguenay, Barillet, Boutique Première, Sylvain Gaudreault, Pizzaïoli, Buffet découverte d’orient et Optique Santé!

Nous souhaitons aussi remercier la merveilleuse équipe d’étudiants à la maîtrise en gestion de projet de l’UQAC qui ont choisi la Soirée des diplômés comme projet à réaliser pour leur séminaire d’intégration des acquis. Ce fut une expérience extraordinaire et nous sommes heureux d’avoir pu compter sur vous. Cette réussite, c’est assurément grâce à vous!

Voici quelques photos  de cette magnifique soirée, consultez notre album Facebook pour tous les voir

 

 

Une première réussie pour les Grandes Conférences

Hier, mardi 18 avril 2017, avait lieu la première édition des Grandes Conférences de l’Association des diplômés de l’UQAC. Pour les 200 diplômés et amis regroupés pour l’occasion, ce fut un moment riche en retrouvailles et en échange, le tout en présence de notre conférencier Rémi Tremblay de la Maison des Leaders.

Au nom de tous les diplômés présents, l’ADUQAC souhaite remercier M. Tremblay pour sa générosité et son dévouement à son alma mater.

100 personnes sont d’ailleurs reparties avec un exemplaire de son livre « J’ai perdu ma montre au fond du lac » des Éditions transcontinentales afin de continuer, chez soi, les réflexions entamées lors de la conférence.

L’ADUQAC souhaite également remercier La Capitale assurance générale, notre partenaire majeur, pour leur contribution et leur présence à cet événement.

Enfin, merci au Quotidien / Progrès week-end pour leur aide précieuse nous ayant permis de faire connaître cette activité aux 20 000 diplômés de notre université résident dans la région.

logo-partenaires

Avec un tel succès, il est certain que nous répéterons l’expérience l’an prochain et ferons de cet événement un incontournable pour les diplômés de l’UQAC.

Longue vie aux Grandes Conférences de l’ADUQAC !